Garantir les ressources nécessaires pour mettre fin ensemble à l'apatridie
Le financement de la recherche sur l'apatridie est l'un des aspects les plus complexes de notre travail. Les bailleurs de fonds connaissent bien d'autres problèmes liés aux droits humains, mais l'apatridie, souvent invisible, reste un cas à part. De ce fait, il est difficile pour les donateurs qui découvrent ce sujet d'imaginer qu'un tel problème puisse exister au XXIe siècle, et encore plus de les convaincre que ce domaine mérite leur soutien financier.
En tant que membres de l'Alliance mondiale pour mettre fin à l'apatridie, nous nous engageons à mener une action collaborative et coordonnée. Cela implique de veiller à disposer des ressources financières et autres nécessaires pour catalyser et accélérer un changement positif. Nous sommes convaincus que l'apatridie peut être résolue grâce à une approche globale et dotée de ressources suffisantes, impliquant l'ensemble de la société.
Le Centre Peter McMullin sur l'apatridie, dont je suis la directrice adjointe, est le seul centre universitaire au monde consacré à la lutte contre l'apatridie par le biais éducation, recherche et activités de mobilisation des politiques publiquesGrâce à une généreuse subvention de Peter et Ruth McMullin, le Centre a été créé il y a sept ans à la faculté de droit de l'Université de Melbourne en réponse au manque de sensibilisation, de recherche et d'engagement politique efficace sur l'apatridie à l'échelle mondiale.
Le Centre s'engage à produire des recherches rigoureuses et novatrices. Il propose un enseignement et une formation actualisés aux chercheurs et aux praticiens. cours intensif en ligne, cours au choix de maîtrise en droit et clinique juridique pour apatridesElle produit des études indépendantes et fondées sur des preuves. analyse Soutenir les réformes législatives et politiques progressistes concernant les questions de nationalité et d'apatridie en Australie et dans la région Asie-Pacifique. La région Asie-Pacifique abrite la plus grande population connue d'apatrides au monde.
Nous collaborons étroitement au sein du Groupe de travail de l'Alliance mondiale depuis sa création, et nous sommes extrêmement enthousiastes quant au potentiel de l'Alliance mondiale à rassembler les acteurs concernés afin de prévenir et de réduire l'apatridie de manière plus globale et plus rapide que jamais auparavant.
Collaborer avec diverses organisations – universitaires, chercheurs, gouvernements, organisations de la société civile et communautés apatrides – est essentiel pour garantir la pertinence et l’utilité de nos activités et pour que nos travaux bénéficient de la richesse et des nuances qu’offre une approche interdisciplinaire. Un financement durable et flexible est indispensable à ce travail et vital pour concrétiser notre promesse de reléguer enfin l’apatridie au passé.
L’apatridie affecte tous les aspects de la vie humaine et a des conséquences incalculables sur les communautés et les pays où elle persiste. Il est absolument nécessaire de collaborer pour mobiliser l’expertise et la force de plaidoyer de tous les secteurs de la société, non seulement pour mettre fin à l’apatridie, mais aussi pour garantir à ceux qui l’ont vécue une vie épanouie, digne et heureuse.
Radha Govil
Directeur adjoint du Centre Peter McMullin sur l'apatridie
4 juin 2026
Réduire l'apatridie au Kazakhstan : efforts conjoints du gouvernement et de la société civile
Dans le cadre des efforts déployés pour réduire le nombre d'apatrides au Kazakhstan, le Bureau international kazakh pour les droits de l'homme et l'État de droit (KIBHR), en collaboration avec le ministère de l'Intérieur, a mené une campagne conjointe d'identification et de recensement des apatrides fin 2025. Au cours de cette campagne, des avocats, en partenariat avec les services de migration, ont recensé 380 apatrides. Parallèlement, 153 personnes ont bénéficié de l'aide des avocats du KIBHR pour confirmer ou acquérir la nationalité kazakhe.
En savoir plus21 avril 2026
Plaidoyer stratégique en faveur du droit à la nationalité dans le cadre de l'Examen périodique universel (EPU) du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies
Au Centre international de soutien aux droits et libertés (ICSRF), nous considérons le droit à la nationalité comme l'un des droits humains fondamentaux, au même titre que le droit à la vie. Fort de ce principe, et depuis son adhésion à l'Alliance mondiale pour mettre fin à l'apatridie, l'ICSRF s'efforce de garantir que les risques d'apatridie soient systématiquement pris en compte dans les mécanismes internationaux de protection des droits humains, notamment l'Examen périodique universel (EPU).
En savoir plus9 avril 2026
Les Églises ont la responsabilité d'agir contre l'apatridie
Les églises et les organisations confessionnelles ont une responsabilité morale et un rôle important à jouer dans la prévention et la réduction de l'apatridie. Forte de son autorité morale, de sa présence communautaire et de son engagement de longue date en faveur de la justice sociale, l'Église est bien placée pour soutenir des actions concrètes visant à protéger les personnes vulnérables et à garantir à chacun une nationalité.
Au Libéria, Church Aid, Inc., en collaboration avec ses partenaires, a démontré concrètement ce potentiel. Grâce à des initiatives communautaires de soutien à l'enregistrement des naissances, plus de 20 000 enfants ont pu obtenir un acte de naissance, réduisant ainsi leur risque d'apatridie et d'exclusion.
Pour de nombreuses Églises, l'engagement face à l'apatridie s'appuie sur les Écritures et la foi. La Bible nous rappelle de ne pas opprimer l'étranger, car nous savons nous-mêmes ce que signifie la vulnérabilité. Elle appelle les croyants à l'hospitalité envers les étrangers et à défendre ceux qui ne peuvent se défendre. Face à la souffrance, l'Église a le devoir d'apporter du réconfort. Un christianisme qui ignore l'injustice et la souffrance ne reflète ni le caractère ni la mission du Christ.
Les apatrides ne font pas exception.
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