Développement des ressources humaines pour les zones rurales (DHRRA) Malaisie

L'organisation DHRRA (Développement des Ressources Humaines pour les Zones Rurales) Malaisie est une association apolitique et bénévole, enregistrée en 2006 conformément à la loi de 1966 sur les sociétés. Forte de près de vingt ans d'expérience, elle œuvre à la construction de communautés résilientes et autonomes grâce à des initiatives de développement communautaire. DHRRA met en œuvre diverses approches, notamment des formations au renforcement des capacités, des programmes d'éducation juridique et de développement de l'entrepreneuriat, afin d'autonomiser les communautés vulnérables de Malaisie et d'améliorer leur qualité de vie. Cette action s'inscrit dans l'objectif de DHRRA de contribuer à la réduction de la vulnérabilité, de la marginalisation, de la discrimination et de l'exclusion économique en Malaisie.

Depuis près de 20 ans, DHRRA collabore activement avec divers acteurs, notamment les agences gouvernementales, pour lutter contre l'apatridie en Malaisie. Pionnière dans la mise en lumière de l'ampleur du problème de l'apatridie en Malaisie grâce à un exercice de cartographie et d'enregistrement mené en 2004, DHRRA a, à ce jour, aidé plus de 16 692 personnes sans papiers à déposer une demande de citoyenneté auprès des organismes gouvernementaux compétents. Au fil des ans, grâce à l'action continue de DHRRA, des milliers de personnes ont été libérées du cercle vicieux de l'apatridie qui les emprisonnait, elles et leurs familles. L'organisation continue d'aider les personnes apatrides de diverses ethnies, y compris celles qui le sont depuis l'enfance, à obtenir des documents de nationalité grâce à ses services d'assistance juridique de proximité.

Le travail de l'organisation sur l'apatridie, fondé sur un plaidoyer étayé par des données probantes, lui a permis de contester et d'empêcher efficacement l'adoption de plusieurs amendements régressifs proposés dans le projet de loi malaisien sur la citoyenneté de mars 2024, en collaboration avec divers acteurs partageant les mêmes valeurs. Grâce à des données et des recherches solides, l'organisation a pu présenter des arguments convaincants qui ont trouvé un écho auprès des décideurs politiques et des parties prenantes. Elle continue de collaborer étroitement avec les personnes concernées, les parlementaires, la Commission nationale des droits de l'homme de Malaisie (SUHAKAM) et les organisations de la société civile (OSC) afin de garantir la protection des droits des enfants apatrides. Ce partenariat continu et cet effort concerté sont essentiels pour impulser des changements législatifs et politiques qui protègent et promeuvent le bien-être des enfants apatrides de Malaisie.